Plateforme d'échange et de partage sur la santé mentale, l'éducation et l'inclusion, l'égalité genre et les faits d'actualités.
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La journée mondiale de l’autisme a été créée par l’Organisation des Nations unies en 2007 pour sensibiliser le grand public au trouble du spectre autistique (TSA) et promouvoir l’inclusion des personnes autistes dans la société. Cette journée est célébrée chaque année le 2 avril.
Au Bénin, l’autisme est moins connu et les enfants autistes sont souvent marginalisés, sujets à pitié ou honte, parents et enfants autistes ont de difficultés à s’intégrer dans leur environnement. Les enfants autistes sont souvent traités de possédés, d’enfants sorciers, avec un lot de discriminations et des représentations erronées.
Qu’est-ce que l’autisme ?
Autisme Info service définit l’autisme comme un handicap dont les manifestations sont décrites sous l’intitulé de Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA). il s’agit d’un trouble neuro-développemental.
Les premiers signes peuvent être perceptibles avant l’âge de 3 ans. Les personnes autistes perçoivent ainsi lemonde d’une façon différente par rapport à une personne dite neurotypique. Le TSA (Trouble du spectre de l’autisme) peut affecter le développement de votre enfant dans :
la communication (langage, compréhension, contact visuel…) ;
les interactions sociales (perception et compréhension des émotions, relations sociales, jeux…) ;
le comportement (gestes stéréotypés, intérêts et activités spécifiques et restreints, mise en place de routines, etc.).
Si vous avez un doute sur le développement de votre enfant ou si voulez obtenir plus d’informations concernant le trouble du spectre de l’autisme (TSA), vous pouvez contacter votre médecin traitant, votre pédiatre ou unspécialiste.
Quelques événements de la journée de sensibilisation à l’autisme 2023
Depuis quelques années, le programme Educ’psy de ACESP ONG en collaboration avec d’autres organisations organisent des campagnes de sensibilisation tout le mois d’avril pour informer la population béninoise sur les manifestations de l’autisme.
Cette année également plusieurs activités sont prévues à l’orée de cette journée.
Il y a entre autres :
– la Caravane de sensibilisation initié par l’association E’Kollectif qui s’est tenue ce jour,
– L’organisation d’un webinaire sur les manifestations et la prise en charge de l’autisme via Google Meet le 02 avril 2023 à 16h GMT+1. Vous pouvez participer ici,
– la quinzaine d’activisme de sensibilisation en ligne sur l’autisme et les préjugés qui affectent les parents d’enfants autistes du 03 au 17 Avril 2023,
– la Sensibilisation des enseignants, et des parents d’élèves les samedi 22 et 29 Avril 2023,
– la Sensibilisation des apprenants sur l’acceptation de ladifférence entre les enfants dans les écoles primaires du 20 au 30 Avril 2023. Ces sensibilisations se feront à travers des animations en milieu scolaire.
Caravane de sensibilisation 2023
Qu’est ce que le programme Educ’psy
Educ’psy est un programme de prise en charge psychologique et d’accompagnement éducatif des enfants à besoins spécifiques ou enfants handicapés.
Il propose des services de consultation psychologique, suivie éducatif des enfants à domicile, animations extra-scolaires, atelier d’expression artistique.
Le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologues, éducateur.trices spécialisé.es, orthophonistes, assistant.es sociaux) pour un accompagnement personnalisé des enfants souffrant des Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA).
L’éducation, depuis la naissance de l’enfant jusqu’à l’age adulte, est un mélange de facteurs et d’influences. Cependant, deux institutions jouent un rôle primordial et ont des responsabilités éducatives formelles devant la loi et la société : la famille et l’école.
Les parents sont les premiers et les plus importants éducateurs de l’enfant, non seulement parce que c’est un rôle qu’ils assument dès sa naissance mais surtout parce que la responsabilité de l’éducation des jeunes leur incombe. Ce sont eux qui doivent mettre en place les bases intellectuelles et émotionnelles de sa vie dans la société et développer les attitudes et les valeurs appropriées. Leur rôle est décisif car l’avenir des enfants est fortement conditionnée par leurs premières années de vie. Pour que l’école puisse jouer son rôle, ce sont encore les parents qui ont l’obligation légale d’y assurer la présence et la participation active de l’enfant. Ainsi, les parents doivent éduquer leurs enfants alors que l’Etat doit les former en bons professionnels et citoyens.
Mais force est de constater qu’il n’y a pas de formation particulière pour être parent.
Que faire ?
En tant que parent d’élève, vous jouez un rôle de premier plan dans la réussite de votre enfant. Un soutien quotidien de votre part, le gardera motivé et disposé à apprendre. Les devoirs permettent de développer chez les enfants l’autonomie et la responsabilité, le souci de l’approfondissement, le sens de l’organisation et le goût du travail personnel. Dites leur l’importance et la nécessité qu’il y a de ne pas les bâcler.
Quelles attitudes adoptées?
•Attacher de l’importance aux apprentissages de l’enfant;
•Lui laisser une marge de liberté quant à la réalisation de ses tâches;
•Respecter son rythme d’apprentissage;
•Eviter de lui imposer un stress de performance;
•Privilégier le processus d’apprentissage et non pas les résultats scolaires;
•Souligner ses forces et les efforts qu’il accomplit;
•Le guider dans la planification d’un travail ou la préparation d’un examen.
Le parent doit créer un climat propice pour que l’enfant puisse travailler dans le calme. L’enfant doit se responsabiliser par rapport à ses apprentissages. A partir du moment où il comprend l’intérêt pour lui de faire ses devoirs, il peut développer, petit à petit, son autonomie. Les parents doivent être informés de la pratique et des attentes de l’enseignant concernant les devoirs à la maison lors des réunions de parents et des entretiens individuels.
Ce qui compte le plus pour un enfant, c’est la relation d’amour et d’attachement qu’il vit avec ses parents.
Responsabilité professionnelle et suivi scolaire
Transporter son enfant à l’école, être présent à la sortie des classes, être disponible le mercredi? Autant de missions parentales liées à l’éducation des enfants difficiles à concilier avec les horaires de travail. Selon votre secteur d’activité, la taille de l’entreprise ou la nature de vos missions, vous avez plus ou moins de chances d’obtenir de votre entreprise un aménagement plus souple de vos horaires de travail en faveur de l’éducation des enfants. Lors de la négociation, présentez à votre employeur des arguments et des solutions de gestion du temps prouvant que votre efficacité personnelle serait au moins égale avec un emploi du temps plus flexible. Vous pouvez également opter pour le « temps partiel choisi » pour mieux gérer votre temps de travail. Tout en gardant à l’esprit que moins de travail moins de revenus.
Néanmoins, vous pouvez faire recours à un tierce-personne pour vous occuper de votre enfant durant votre travail. Tel que la garde d’enfant en crèche ou chez une assistante maternelle, un soutien scolaire à domicile par des professionnels.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologues, assistant.e.s sociaux, éducateur.trice.s spécialisé.e.s) pour le suivi scolaire à domicile ou en institution de vos enfants.
Entrer à l’école, voir son enfant entrer à l’école est une expérience loin d’être anodine pour l’enfant que pour ses parents, un rite de passage important dans le processus d’enculturation par lequel l’enfant devient membre à part entière de la société. Mais l’adaptation à cette sortie du monde familial pour un univers extra-familial aux exigences et contraintes accrues peut s’avérer plus difficile au niveau de certains enfants que d’autres. Ainsi la qualité de l’attachement va influencer à la fois les aptitudes de l’enfant à élaborer la coupure entre la famille et l’école ainsi que son implication scolaire.
L’enfant est-il prêt à entrer à l’école ?
Voilà une question qui inquiète de nombreux parents et qui a inspiré un important courant de recherche sur la »préparation à l’école » (Carlton & Winsler, 1999) avec pour objectif d’évaluer si l’enfant est prêt à entrer dans son métier d’élève, ainsi que de proposer des mesures de renforcement en cas contraire. Dans cette compréhension de la »préparation à l’école », c’est à l’élève de se montrer prêt à s’adapter à l’environnement scolaire, et non l’inverse. Cette conception centrée sur le seul enfant a été critiquée par plusieurs chercheurs. Ainsi, Mary Elizabeth Graue (1993), proche des réflexions sur l’école inclusive, proposait déjà un renversement de perspective et de s’interroger plutôt sur la préparation de l’école à accueillir ses élèves, dans leur diversité.
La préparation à l’école
La préparation à l’école signifie que chaque enfant entre à l’école prêt à participer et à bénéficier d’expériences d’apprentissage précoce qui favorisent le mieux la réussite de l’enfant. Les familles, les prestataires de soins et d’éducation précoces, le personnel scolaire et les partenaires communautaires doivent travailler ensemble pour fournir des environnements et des expériences de développement qui favorisent la croissance et l’apprentissage afin de garantir que tous les enfants entrent à l’école impatients et enthousiastes à l’idée d’apprendre.
Il y’a cinq domaines de développement pour la préparation à l’école de l’enfant
Technique d’apprentissage;
Santé et bien-être physique;
Développement du langage et de la communication ;
Développement social et émotionnel;
Connaissances cognitives et générales.
Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle Une enquête québécoise menée en 2017 auprès de 81 000 enfants a démontré que les tout-petits n’arrivent pas tous avec les mêmes habiletés à la maternelle. Selon cette étude, près du quart (27,7 %) des enfants de la maternelle sont vulnérables dans au moins un domaine de développement (ex. : habiletés sociales, langage, motricité). Par exemple, certains enfants parlent bien, mais ont une maturité affective moins grande. C’est-à-dire qu’ils ont de la difficulté à gérer leurs émotions et peuvent avoir plus de comportements agressifs. Les enfants vulnérables à la maternelle sont plus susceptibles de présenter des difficultés d’apprentissage à l’école que les autres.
Activités du quotidien pour préparer votre ,enfant pour l’école.
Habituez-le à faire certaines choses seul comme s’habiller et à aller à la toilette sans aide;
Donnez souvent l’occasion à votre tout-petit de jouer avec d’autres enfants;
Lisez lui souvent des livres ;
Nommez les émotions de votre enfant pour l’aider à les reconnaître et à les contrôler;
Stimulez son langage en parlant avec lui de ce qui fait partie de son quotidien;
Mettez des feuilles et des crayons à la disposition de votre enfant afin qu’il dessine quand il en a envie;
Sortez souvent avec votre tout-petit pour le faire bouger.
Jusqu’à l’âge de 6 ans, le jeu est l’activité la plus importante pour le développement et les apprentissages de l’enfant.
À retenir
De nombreuses activités du quotidien contribuent à préparer votre enfant pour l’école.
Le jeu est l’activité la plus importante pour aider votre enfant à faire des apprentissages; il est important de respecter son rythme, de ne pas le pousser pour apprendre et de rester dans le plaisir.
Habituer votre tout-petit à faire des choses seul, lui lire souvent des histoires sur divers sujets et l’aider à nommer ses émotions sont de bons moyens de faciliter son entrée à l’école.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologue.s, , assistant.e.s sociaux, éducateur.trice.s spécialisé.e s) pour un accompagnement personnalisé des enfants. Contactez-nous
Confondez-vous souvent l’autisme à une maladie mentale ? Cet article est pour vous.
Qu’en est-il ?
En réalité, l’austime est un trouble du neurodéveloppement : c’est-à-dire des altérations du cerveau qui se mettent en place avant la naissance et sont impliqués dans le langage, la motricité, la perception, les émotions, les interactions sociales. C’est pourquoi, depuis 1996, l’autisme est reconnu officiellement comme un handicap. Donc l’autisme n’est pas une maladie mentale. Les caractéristiques de l’autisme sont très variées d’un individu à un autre. C’est pourquoi on parle de troubles du spectre de autisme (TSA).
Futura-science
Quand parle t-on d’autisme ?
Quand on observe généralement des problèmes dans trois secteurs cruciaux du développement de l’enfant : les interactions sociales, le langage et la communication et le comportement. On peut soupçonner l’autisme mais ça revient aux professionnels de poser le diagnostic.
Au niveau des habiletés sociales:
-Une difficulté à faire des contacts visuels ou à comprendre les expressions faciales. -Une difficulté à décoder les expressions émotionnelles (savoir si quelqu’un est triste) et une difficulté à interpréter les intentions des autres. -Une difficulté à exprimer ses émotions, son ressenti (il est parfois difficile pour l’entourage de savoir si l’enfant a mal par exemple). -Une absence de réponse lorsqu’on l’appelle par son nom. -Une préférence à jouer seul, à se retirer dans son monde, une incapacité à se faire des amis de son âge. -Une incapacité à jouer à des jeux symboliques (imaginatifs, à faire semblant). -Une résistance aux câlins ou à se faire prendre.
Au niveau du langage et de la communication: -L’enfant commence à parler plus tard que 2 ans. -L’apparition d’autres retards de développement vers 30 mois. -La perte des mots ou des phrases déjà acquis. -L’enfant ne regarde pas son interlocuteur lorsqu’il s’adresse à quelqu’un. Une incapacité à amorcer ou à soutenir une conversation. -L’enfant parle avec un rythme ou une tonalité anormale (une voix chantante ou « mécanique »). -L’enfant peut répéter des mots mais n’en comprend pas le sens.
Au niveau du comportement: -Une tendance à effectuer des mouvements répétitifs (appelés stéréotypies) comme se bercer, taper des mains ou tourner sur lui-même. -Une dépendance excessive par rapport à des routines ou à des rituels particuliers. -Une hypersensibilité ou une hyposensibilité à la lumière, aux sons, au toucher, à certaines textures ou une insensibilité à la douleur. Cette particularité pourrait être expliquée par un trouble du traitement de l’information sensorielle. -Une fascination pour certaines parties d’un objet, par exemple une roue qui tourne sur un jouet. -L’enfant bouge continuellement. -L’enfant ne cherche pas à partager ses intérêts avec les autres. -Des crises de colères, des gestes agressifs dirigés contre soi (auto-agressivité) et/ou dirigés vers autrui (hétéro-agressivité). -Certains enfants montrent des signes d’autisme dès le plus jeune âge. -D’autres se développent normalement les premiers mois ou les premières années, puis, soudainement se replient sur eux-mêmes, deviennent agressifs ou perdent le langage qu’ils ont acquis. Bien que chaque enfant ait un comportement unique.
La sévérité des symptômes varie grandement entre les enfants. Un enfant atteint d’autisme sévère démontre une inhabileté totale à communiquer ou à interagir avec les autres.
Les causes de ce trouble neurobiologique restent floues mais leur origine est multifactorielle, avec une forte implication de facteurs génétiques. Etre un garçon et avoir des antécédents familiaux sont deux facteurs de risque reconnus : les troubles envahissant du développement sont en effet quatre fois plus fréquents chez les garçons que chez les filles. Toutefois, la grande variété de tableaux autistiques, laisse penser aux chercheurs qu’il ne s’agit pas d’une seule cause mais bien d’une combinaison de plusieurs facteurs qui influenceraient plus ou moins chaque autiste dans l’apparition du trouble. Il s’agit de causes génétiques (plusieurs gènes ont été identifiés), toxiques (les antibiotiques, l’acide valproïque, des antidépresseurs ISRS et l’alcool pendant la grossesse favoriseraient l’apparition d’un autisme chez l’enfant), infectieuses (rubéole ou rougeole chez la mère pendant la grossesse dans 10 à 30 % des cas), environnementales (hypothèse de l’influence des pesticides et de la pollution pendant la grossesse ou dans la petite enfance), en rapport avec le microbiote intestinal (modifications de la « flore intestinale » chez certains autistes), et psychologiques (antécédents de maltraitances chez la mère). En revanche, ni le niveau social ou éducatif, ni l’origine ethnique, n’ont une influence sur l’apparition de l’autisme.
Craif
Que peut on faire en cas d’autisme?
Il n’existe pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, mais différentes prises en charge sont disponibles pour répondre aux difficultés et aux problèmes de chaque enfant. Plus le diagnostic est précoce (avant l’âge de 3 ans), et plus l’accompagnement sera efficace pour ralentir l’évolution, favoriser les relations sociales et l’autonomie. Le projet est toujours personnalisé et s’adapte au plus près de la situation familiale et géographique de l’autiste, à ses signes et à ses difficultés. La prise en charge repose en général sur trois grands axes qui s’ajustent en fonction des troubles, et de l’évolution : l’axe éducatif qui a pour but de favoriser l’autonomie, l’axe pédagogique qui valorise les apprentissages et l’axe thérapeutique qui encourage la santé mentale et physique. Cet accompagnement personnalisé est quotidien et il doit évoluer tout au long de la vie de l’autiste, en fonction de ses progrès et de ses capacités. Même à l’âge adulte, il est encore possible d’améliorer certains signes. Il n’existe donc pas une seule prise en charge mais des modalités différentes qui s’ajustent en fonction de chacun, des difficultés, de l’évolution, mais aussi en fonction de la famille et du lieu de résidence. Les accompagnements souples et ouverts, combinant plusieurs modalités de prise en charge sont à privilégier.
Les autistes ont une santé fragile qu’il est important de surveiller régulièrement. Du fait des troubles du comportement, des gestes stéréotypés ou des automutilations, ils sont sujets à divers traumatismes physiques comme des plaies ou des fractures. Un soin particulier est aussi à accorder à l’hygiène dentaire.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologues, éducateur.trices spécialisé.es, orthophonistes, assistant.es sociaux) pour un accompagnement personnalisé des enfants souffrant des Troubles du Spectre Autistique (TSA).
Bibliographie "Qu’est-ce que l’autisme ? | Craif - Centre de Ressources Autisme Ile-de-France" https://www.craif.org/quest-ce-que-lautisme-44
"Les causes et mécanismes biologiques de L’autisme - Institut du Cerveau" https://institutducerveau-icm.org/fr/autisme/causes-mecanismes-biologiques/
"Les causes de l'autisme et des autres TED - VIDAL" https://www.vidal.fr/maladies/chez-les-enfants/autisme-troubles-envahissants-developpement/causes.html
L’autisme étant un trouble neuro-développemental, les premiers signes sont perceptibles avant l’âge de 3 ans. Ces symptômes sont dus à un dysfonctionnement cérébral. Les personnes autistes perçoivent ainsi le monde d’une façon différente par rapport à une personne dite neurotypique. Le TSA (Trouble du spectre de l’autisme) affecte le développement de votre enfant dans
la communication (langage, compréhension, contact visuel…),
les interactions sociales (perception et compréhension des émotions, relations sociales, jeux…),
le comportement (gestes stéréotypés, intérêts et activités spécifiques et restreints, mise en place de routines, etc.).
Bon à savoir
Depuis décembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 2 avril Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, afin de mettre en évidence la nécessité d’améliorer la vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble. Cette année, à l’instar d’autres organisations qui célèbre cette journée, ACESP ONG à travers son programme Educ’Psy organise une campagne de sensibilisation aux troubles du spectre de l’autisme. Cette campagne sera lancée officiellement ce samedi 2 Avril 2022 et va durer tout le mois d’Avril. Pour participer cliquez ici pour vous inscrire. N’oubliez surtout pas de porter le bleu.
Pourquoi du bleu pour la journée de l’autisme ?
La couleur bleue n’est pas choisie au hasard pour symboliser l’autisme. C’est une couleur qui apporte du calme et du réconfort, deux qualités dont les personnes avec autisme ont besoin pour être le plus en sérénité et en confiance. Par ailleurs, « cette couleur symbolise le rêve et la vie, parce qu’elle est douce et apaisante, et semble appréciée des personnes autistes qui connaissent souvent des troubles sensoriels », a précisé le Gouvernement français sur son site internet.
L’éducation inclusive au Bénin, une réalité pour les enfants autistes?
La marginalisation et la vulnérabilité des apprenants vivant avec le trouble dans le spectre de l’autisme ne répondent pas aux exigences d’une éducation inclusive. Du moins, ces apprenants, quel que soit le degré de sévérité de leur handicap, ne bénéficient pas de l’apprentissage propice dans les écoles publiques et même dans certaines écoles privées. Pourtant, une prise en charge éducative des enfants à besoins spécifiques est prévue conformément au plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées. Lequel plan d’actions est défini dans le Plan Sectoriel de l’Education Post 2015. Hélas, le constat dans la sphère scolaire laisse à désirer. Au Bénin en général, il n’y a pas encore une école spécifique dédiée à l’apprenant autiste. Vu les difficultés liées à la prise en charge, de l’accompagnement académique de ces enfants, les parents peinent à trouver un cadre idéal à leur éducation. Rares sont les écoles qui les acceptent de façon globale. Donc, ils sont exclus du système éducatif. Même dans le cas où on arrive à les insérer, leur besoin ne trouve pas forcément des solutions spécifiques.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologues, éducateur.trices spécialisé.es, orthophonistes, assistant.es sociaux) pour un accompagnement personnalisé des enfants souffrant des Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA).
Le 10 octobre marque la journée mondiale de la santé mentale. Chaque année, des organisations attirent l’attention de la population attentive sur la santé mentale des adultes, des personnes âgées, des enfants et des jeunes, grâce à des stands d’information, des présentations et des campagnes. La journée offre aussi de l’information concernant les maladies mentales et se propose de manifester de la solidarité avec les patients et leurs proches.
Portage.ca
Le thème retenu pour la campagne de cette année, «Faisons des soins de santé mentale pour tous une réalité». Cela s’explique par le fait que de nombreuses personnes dans la Région africaine et au-delà n’ont pas accès aux soins pour des problèmes de santé mentale. Dans l’ensemble, il y a un sous-investissement tellement prononcé dans la santé mentale qu’il est incroyablement difficile de garantir l’accès aux soins. Les troubles mentaux sont à l’origine d’un fardeau considérable pour les personnes concernées et leurs familles et créent des difficultés économiques et sociales significatives, qui affectent la société dans son ensemble. En effet, le plein impact des troubles mentaux s’étend bien au-delà de celui représenté par le calcul du coût de la maladie. Les coûts de traitement direct sont le fardeau économique le plus visible. Les coûts indirects sont substantiels et sont difficilement quantifiables tant ils touchent différentes sphères, notamment la capacité des malades et de leurs aidants à travailler et à contribuer à la l’économie nationale. En 2004, l’OMS adopte une définition de la santé mentale qu’elle décrit comme «un état de bien-être dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté». Selon cette définition, le bien-être et le bon individuel et social constituent le fondement de la santé mentale.
Plus de 18 mois se sont écoulés depuis le début de la pandémie de COVID-19. Dans certains pays, la vie revient à un semblant de normalité tandis que dans d’autres, les taux de transmission et d’hospitalisation restent élevés, perturbant la vie des familles et des communautés. Dans tous les pays, la pandémie a eu un fort impact sur la santé mentale. Certaines catégories de la population, y compris les soignants et les autres intervenants en première ligne, les étudiants, les personnes seules et celles déjà atteintes de maladies mentales, ont été particulièrement touchées. En outre, une enquête menée par l’OMS à la mi-2020 a clairement montré que les services de prise en charge des troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives avaient été considérablement perturbés pendant la pandémie. Donc «Il est extrêmement préoccupant de constater que, malgré le besoin évident et croissant de services de santé mentale, qui est devenu encore plus alarmant pendant la pandémie de COVID-19, les bonnes intentions ne se concrétisent pas en investissements», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. «Nous devons tenir compte de ce signal d’alarme pour agir en conséquence, en accélérant considérablement le rythme des investissements dans la santé mentale, car il n’y a pas de santé sans santé mentale. »
A retenir
Il ne faut pas mélanger santé mentale et maladie mentale. Il y a différents types de maladies mentales et, d’un individu à un autre, les effets varient en fonction de différents facteurs. En tant qu’ami, conjoint, frère ou sœur, parent ou collègue de travail, ton rôle n’est pas de te substituer aux spécialistes du domaine médical. Au contraire, si tu as observé que, depuis un certain temps, ton proche a des comportements ou une attitude qui t’inquiètent, tu devrais l’encourager à consulter. La meilleure façon de l’aider, c’est d’essayer de comprendre ce qui lui arrive et de l’accompagner en respectant tes capacités. Et, pour cela, il importe que tu en apprennes plus sur le sujet.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologue.s, éducateur.trice.s spécialisé.e.s, orthophonistes, assistant.e.s sociaux) pour un accompagnement personnalisé de toutes personnes dans le besoin.
Une situation a retenue mon attention à l’orée de cette rentrée scolaire. En effet, Sessi (pseudo) comme tous les jeunes de son âge devait reprendre le chemin des classes depuis ce lundi. Mais, elle est malade depuis quelques jours (céphalées, courbatures, vomissements, fièvre). Après bilan, le médecin a mis un traitement qui s’est avéré pas trop efficace puisque les symptômes persistent surtout les céphalées. Aucune cause organique ne justifie son état actuel. Toutes fois, elle a fait l’effort de se rendre à son école mais impossible d’y rester, son état s’est aggravé et elle retourne à la maison en sanglots. Je précise qu’elle a échoué à son examen l’année scolaire passée donc reprenait la même classe cette année. Après discussion avec sa génitrice, une expression m’est immédiatement parvenue la Somatisation
Qu’est ce que c’est?
La somatisation correspond à l’expression physique d’un problème psychologique. Il s’agit d’exprimer par le corps une angoisse, une inquiétude, une peur ou toute autre émotion. Dans les cas les plus graves, la somatisation se transforme en maladie psychosomatique qui nécessite une prise en charge spécialisée.
Et dans ce cas précis le stress et l’anxiété de Sessi sont liées à son milieu scolaire. Elle se retrouve dans un contexte où ses ami.e.s les plus proches ont changé de classe et son frère la «rattrape » donc dans la même classe qu’elle cette année. Elle a choisi l’évitement mais il faut bien une bonne raison pour ne pas aller dans cette école non. Eh bien C’est plus facile de dire «j’ai mal à la tête aidez-moi » que de dire je suis angoissé dit-on.
Vous l’aurez compris, ce langage corporel est propre à chaque individu. Il dépend surtout de l’intensité de sa souffrance, de son histoire personnelle. L’angoisse d’un examen va se traduire chez Afi par un mal de ventre et chez Cossi par de l’eczéma. On ne peut donc pas dire que chaque angoisse a un symptôme somatique particulier qui lui est rattaché. La somatisation intervient le plus souvent dans le cas de situation angoissante ponctuelle. Mais elle peut être un moyen d’expression durable, chronique, quand l’angoisse s’installe. Les somatisations peuvent se traduire par des symptômes au niveau de la peau comme l’eczéma, des allergies, au niveau du ventre avec des troubles d’ordres digestifs, des douleurs abdominales, des nausées, des diarrhées, des constipations ou encore des troubles respiratoires telle que de la spasmophilie avec un sentiment d’oppression dans la gorge et la poitrine, ou encore au niveau musculaire ou articulaire. Les symptômes peuvent aussi se traduire par des troubles gynécologiques ou sexuels. Dans le cas de Sessi c’est la mauvaise gestion de son échec à l’examen par elle même, par ses parents ou encore son environnement immédiat qui est à la base de ses troubles psychosomatiques. Puisqu’à l’annonce des résultats, les parents ont préférés éviter le sujet pensant peut être la protégée. C’est l’erreur de bien de parents, qu’il faut surtout éviter. Quand il ya échec scolaire, en dépit de la douleur que peut ressentir le parent. Il doit aider l’enfant à gérer cet échec.
Face a de telles situations il est important d’aider l’enfant à : -Accepter l’échec comme une défaite temporaire et non comme un arrêt total; -Reconnaître l’envie ou le besoin de changement, cela peut l’aider aisément à réfléchir sur les causes qui l’ont entraîné afin d’en tirer les enseignements; -Mettre en place des actions correctives, élaborer un projet de vie personnalisé pour accompagner l’enfant. Les parents peuvent également faire recours à des professionnels pour accompagner leurs enfants dans la gestion des échecs scolaire.
Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologue.s, éducateur.trice.s spécialisé.e.s, orthophonistes, assistant.e.s sociaux) pour un accompagnement personnalisé des enfants dans la gestion des échecs scolaire.
Dans le compte de la Campagne ‘’Aux Filles l’Egalité’’ le Conseil Consultatif des jeunes de l’Atlantique et du Littoral (CCJAL) en collaboration avec Plan International Benin organise des séances de sensibilisation à l’endroit des élèves et des apprenti(e)s. En effet, les communications se tiendront à partir d’un salon virtuel sur Messenger les 22 et 29 janvier 2021 autour des thèmes «Le cyber harcèlement et les bonnes pratiques en ligne » et « Les compétences de vie face aux violences basées sur le genre(VBG) ». La réunion serait en retransmission direct sur la page facebook de Plan International Bénin à 13h GMT+1.
Il s’agira donc à travers les communications de renforcer les apprentis de divers secteurs d’activités (couture, coiffure, vitrerie, menuiserie, plomberie, mécanique) et quelques élèves sur les compétences de vie nécessaire pour lutter contre les VBG et avoir une bonne réputation en ligne.
L’étude commanditée par le Ministère de la Famille des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age sur les violences faites aux femmes au plan national en 2011 a révélé qu’au Benin 1,4% des filles de 2 à 14 sont victimes de viol et 28% de femme sont victimes d’abus sexuel sur une population d’environ dix million composé à près de 52% de femmes. Aujourd’hui ces taux ont augmentés et plus encore à cause du covid19. Donc il est important de renforcer la connaissance des jeunes en général et des filles en particulier sur les compétences psychosociales nécessaire afin de relever leur ‘’Estime de soi’’ pour résilier ces situations traumatisantes qui pourraient handicaper leur vie et protéger leur e-réputation.
POUR RAPPEL
Aux filles l’égalité est la campagne mondiale en cour de Plan International qui vise à dynamiser le mouvement mondial en faveur des droits des filles. Il s’agit de faire en sorte que chaque fille et chaque jeune femme ait le pouvoir sur sa propre vie et puisse façonner le monde qui l’entoure. Un monde sans discrimination, harcèlement ni violence. La campagne soutient le pouvoir, la voix, la participation et le leadership des filles dans plus de 60 pays. Elle a pour but : D’aider les filles à devenir des leaders et à participer à toutes les décisions qui ont un impact sur leur vie (Filles et Garçons même pourvoir). De défendre le droit des filles à être en sécurité sur Internet et en tout lieu public afin qu’elles puissent s’exprimer sans crainte de harcèlement ou de violence (Filles et Garçons même liberté). Et de dénoncer la discrimination et les stéréotypes de genre préjudiciables véhiculés par la télévision, la presse et la publicité pour laisser la place à des récits authentiques, réalistes et représentatifs de la vie des filles et des garçons (Filles et Garçons même représentation).
Au passage nous vous souhaitons heureuse année 2021, et vous présentons nos meilleur vœux. Merci pour votre fidélité, vos recommandations et votre soutien durant l’année écoulée. Rendez-vous sur LA PAGE FACEBOOK DE PLAN INTERNATIONAL BÉNIN tout à l’heure.
Parmi les droits de l’homme, la liberté d’expression et de l’information est celui qui est au cœur de la société de l’information. L’article 19, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) stipule que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ». Ceci étant ce droit à la libre opinion n’est pas respecter de tous, surtout à l’endroit des filles et des jeunes femmes. Les filles et les jeunes femmes ont depuis toujours été victimes de diverses formes de harcèlement. Aujourd’hui, les réseaux sociaux étant un outil d’apprentissage, de découverte et surtout d’échange ; s’ajoutent aux moyens de harcèlement et d’intimidation des filles.
Le saviez-vous ?
Plan International a mené une étude intitulée : ‘’ la situation des filles dans le monde 2020’’ dans 22 pays dont le Bénin dans la période du 1er avril au 5 mai 2020. Selon les statistiques du rapport de cette étude présentée le 5 Octobre dernier par Plan International Bénin, sur plus de 14000 filles et jeunes femmes interrogées sur leurs expériences d’utilisation des réseaux sociaux, 58% d’entre elles ont subi des actes de harcèlement en ligne. 24% de ces filles se sentent en danger physiquement, perdent l’estime ou la confiance en soi. Elles sont stressées mentalement ou émotionnellement… «La plateforme sur laquelle la plupart d’entre elles ont subi ces actes de harcèlement était Facebook (39%) et Instagram (23%). Le harcèlement en ligne chez les filles commence dès l’âge de 8 ans et la majorité des filles qui se sont fait harceler la première fois avaient entre 14 et 18 ans », a fait savoir Madjidath Ouro-Djeri, bloggeuse et jeune influenceuse sur la campagne « Aux filles l’égalité ». Elle expliqua également que « Les actes de harcèlement en ligne se présentent sous diverses formes, notamment en rabaissant une personne pour ses opinions, en proférant des menaces de violences ou en inondant un compte d’images pornographiques».
Au Benin, les filles sont-elles libre d’être en ligne ?
À la question de savoir si les filles sont libre d’être en ligne au Bénin lors d’un Facebook live chat organisé par Plan International Benin à l’occasion de la JIFi 2020, plusieurs jeunes se sont prononcés sur la question.
Pour Abérique Adjinakpo « Au Bénin les filles ne sont pas libre en ligne…quand on rencontre une fille en ligne et lui fait des avances et elle refuse on insiste, parfois l’intimider avec notre force d’homme… Stp juste une chance? Qu’elle est la chose qu’on a jamais vu? Et elle accepte on commence a lui demander des photos sexy(nu) et a cela s’ensuit des critique qu’elle reçoit lors des commentaires par rapport a un sujet ». Nice Roland Nice abonde dans le même sens en affirmant « Oui les filles sont libre en ligne au Bénin . Juste qu’il ne manque jamais de grincheux ou des cas de violences basées sur des préjugés sexistes et stéréotypes. Sinon d’autres sont verbalement agressés dans les messageries privées. Il y a d’autres qui sont insultés pour leurs styles d’habillement…». Bienvenue Djegbe quant à lui pense qu’«il y’a des milieux surtout ruraux où possédé un portable et de surcroît un Android est réservé aux adultes. Du coup, une fille libre d’être en ligne est considérée comme ayant une liberté exagérée. Il y a aussi les préjugés selon lesquels une fille souvent connectée est une prostitueuse, on se dit que certainement elle cause avec ses partenaires sexuels, ou bien elle visualise des films érotiques ». Le harcèlement ou les violences en ligne présentent de lourdes conséquences sur la fille et la femme. Elle peut donner à la personne l’impression de subir des attaques sans répit, même lorsque elle est chez elle. Elle n’arrive pas à trouver le moyen d’y échapper. Cela peut avoir des effets sur elle à long terme comme le sentiment de contrariété, d’embarras, de naïveté, voire de colère; la honte ou perte d’intérêt pour ses activités préférées; fatigue (troubles du sommeil) ou symptômes comme les maux de ventre et de tête. Être la cible de moqueries ou d’actes de harcèlement peut empêcher certaines personnes d’en parler ou de chercher une solution au problème. Dans des cas extrêmes, l’intimidation en ligne peut même pousser au suicide.
Pour réduire les effets de harcèlement ou violence en ligne, il est d’une utilité capitale de : • Sensibiliser les filles et les jeunes femmes sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux ; • Créer des plateformes digitalisées contre discrimination et violences en ligne permettant aux filles et garçons d’échanger et d’interagir ; • Sensibiliser les filles sur le code numérique au Bénin; • Dénoncer et sanctionner avec la dernière rigueurs les auteurs du harcèlement en ligne ; • Mettre en place des mécanismes de signalisation efficace sur les réseaux sociaux.
Vous êtes victime de harcèlement sur internet, que faire ?
Dans un premier temps, il est conseillé d’entrer en contact avec les intermédiaires (le modérateur du blog ou du forum par exemple, ou le responsable du réseau social…) pour leur signaler les messages harcelants.
Si le harcèlement a lieu sur un réseau social, sachez que vous pouvez choisir de bloquer l’auteur du harcèlement afin de ne plus recevoir de messages de sa part.
Si vous envisagez de porter plainte pour faire punir l’auteur du harcèlement sur internet, pensez tout de suite à collecter le maximum de preuves du harcèlement, via des captures d’écran. Vous pouvez faire appel à un huissier pour réaliser les captures d’écran.
Vous devez vous rendre auprès d’un commissariat pour porter plainte. Si vous êtes mineur, vous devez venir accompagné de vos parents ou tuteurs légaux au commissariat ou à la gendarmerie pour le dépôt de plainte.
Le 19 décembre 2011, l’Assemblée générale des Nations Unies a déclarée dans la résolution 66/170 le 11 octobre Journée Internationale de la Fille, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde. La Journée Internationale de la Fille met l’accent sur la nécessité de relever les défis auxquels sont confrontées les filles et de promouvoir l’autonomisation des filles et le respect de leurs droits humains. Cette année, sous le thème «Ma voix, l’égalité pour notre avenir», la Journée internationale de la fille sera l’occasion de nous inspirer de leur mobilisation.
Cette célébration intervient dans un contexte particulier où le monde entier traverse une crise sanitaire. La pandémie de COVID-19 a fait ressortir les inégalités structurelles qui existent dans tous les domaines, depuis la santé et l’économie jusqu’à la sécurité et la protection sociale. Les filles déjà lésées ressentent encore plus ces inégalités et doivent donner de la voix.
Connaissez vous ?
Selon les statistiques des Nations-Unies :
• Dans le monde, près d’une adolescente sur quatre âgée de 15 à 19 ans n’est ni employée, ni scolarisée ou en formation, contre un garçon sur dix.
• En 2021, quelques 435 millions de femmes et de filles dans le monde (soit 13 % de la population féminine) lutteront pour survivre avec moins de 1,90 dollar par jour, dont 47 millions qui basculeront dans l’extrême pauvreté monétaire à cause de la COVID-19.
• Avant la pandémie, on estimait qu’une femme sur trois subissait des violences au cours de sa vie. Il existe déjà de nombreux signalements très préoccupants sur l’augmentation de la violence faite aux femmes dans le monde.
• Chaque année, 12 millions de filles de moins de 18 ans sont mariées et 130 millions de filles dans le monde ne sont toujours pas scolarisées.
C’est le droit de chaque fille de parler et d’être entendue. Aujourd’hui, c’est un défi pour toutes les jeunes filles de faire bouger les lignes pour donner de la voix.
A l’occasion de la Journée internationale de la fille, engageons-nous à écouter et à faire entendre la voix des filles. Nous appelons ainsi les garçons et les hommes à devenir des alliés pour soutenir les filles.