Le compte à rebours

Ce 28 Mai s’était tenue dans les locaux de Plan International Bénin une séance de recyclage de filles bloggeuses et de jeunes activistes dans le cadre de la relance des activités de la Campagne « aux filles l’égalité ».

En effet, dans le cadre de la redynamisation de la campagne aux filles l’égalité, il y’a eu le 17 décembre 2019 une séance d’échanges des stagiaires de la campagne et du Directeur de communication de Plan International Benin avec une trentaine d’associations de jeunes. Suite à ces échanges plusieurs activités ont été proposées, amendées et validées par les jeunes. Mais faute de la pandémie du Covid19 toutes ces activités ont été suspendue et revues tout en les adaptant à nos conditions de vie d’alors.

Pourquoi un recyclage

Rappeler les objectifs de la campagne « Aux filles l’égalité « , présenter quelques notions clés de rédaction d’articles étaient entre autres les raisons de cette séance de recyclage. Ainsi Six bloggeuses et quatres jeunes activistes ont bénéficiés d’un abonnement mensuel à internet de 15.000f chacun. Pour les bloggeuses il est question de produire un article par semaine pendant un mois et les jeunes activistes auront pour tâche de vulgariser ces articles via les réseaux sociaux.
Par conséquent, le compte à rebours est lancé pour un mois de mise en ligne de billets pour rappeler les objectifs de la campagne « aux filles l’égalité », pour rendre visible nos jeunes filles et jeunes femmes leaders qui excellent dans les domaines « ditent d’hommes » et qui mènent des activités de risposte contre le Covid19.

C’est quoi  » Aux filles l’égalité « 

La campagne « Aux filles l’égalité » vise un changement social au sein de nos sociétés avec des activités menées par les jeunes et pour les jeunes. Elle repose sur trois piliers phares que sont : même pouvoir, même liberté et même représentation pour les Filles et les garçon. Cette campagne vise à réclamer un monde plus inclusif, sûr et prospère où chaque fille ou chaque femme est aux commandes de sa vie et façonne le monde qui l’entoure. Pour parvenir à la réussite de cette campagne qui couvre la période 2018-2021 il faut :

  • Que les hommes et les garçons deviennent des alliés ;
  • Une augmentation de la participation active des filles ;
  • Un renforcement des lois et politiques en faveur des filles et des femmes;
  • Une volonté de la jeune fille à impacter sa communauté.

Enfin, comme la répétition est pédagogique dit-on nous lançons une fois de plus l’appel aux diverses institutions de prendre leurs responsabilités afin de garantir aux filles la sécurité sous toutes ses formes, le respect et l’équité.

Note : 5 sur 5.

Passage de la maison au monde scolaire: Préparation de l’enfant

Entrer à l’école, voir son enfant entrer à l’école est une expérience loin d’être anodine pour l’enfant que pour ses parents, un rite de passage important dans le processus d’enculturation par lequel l’enfant devient membre à part entière de la société. Mais l’adaptation à cette sortie du monde familial pour un univers extra-familial aux exigences…

De la maladie mentale ou de l’autisme

Confondez-vous souvent l’autisme à une maladie mentale ? Cet article est pour vous. Qu’en est-il ? En réalité, l’austime est un trouble du neurodéveloppement : c’est-à-dire des altérations du cerveau qui se mettent en place avant la naissance et sont impliqués dans le langage, la motricité, la perception, les émotions, les interactions sociales. C’est pourquoi,…

Harcèlement sexuel et moral dans les médias: Angela Kpeidja lève la voix

Si le Code pénal définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Celui Moral est par ce même Code défini comme des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité d’autrui, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. En pratique, les éléments constitutifs d’un harcèlement moral peuvent prendre de nombreuses formes, telles que des dénigrements à répétition, des pratiques visant à isoler le salarié, des sanctions disproportionnées prises à son encontre par sa direction, etc. Il peut concerner un salarié, mais aussi un candidat à l’embauche, à un stage ou à une formation.
Le harcèlement moral est malheureusement une infraction fréquente en entreprise. La loi prévoit des règles spécifiques pour le prévenir et le sanctionner.Reste à savoir si ces lois s’appliquent réellement au auteurs de ces actes.

Briser la loi du silence

Depuis quelques jours la déclaration de Angela Kpeidja le 1er mai (journée de la fête du travail) fait le tour des réseaux sociaux et suscite des discussions de part et d’autres.

<<J’ai failli.. Non je l’ai fait mais je reviens encore plus forte..
Ça m’a rongé toute la journée puis j’ai décidé de mettre les pieds dans les plats. Tant pis…Une fête disent-ils de travail, alors même que le travail, dans mon milieu est totalement décousu. Le harcellement sexuel en milieu de travail, même à mon âge a encore droit de cité avec des humiliations de tout genre y compris la baisse de l’estime de soi. Et ça, du plus haut vers les petits chefs de bas étages que sont les rédacteurs en chef et sous chefs. Et dire qu’il y a des femmes parmi nous qui se laissent faire. Viol, harcèlement moral et sexuel…j’en ai marre. Dites moi comment on célèbre le 1er mai dans une maison où la religion de tous est devenue le silence dans la frustration?>>

Et Oui elle a brisée la loi du silence. L’omerta a assez duré. Elle a décidé de parler, un coup de pied dans la fourmilière. Harcèlement, violence, viol, intimidation… toutes ces choses inacceptables dans le milieu du travail et nulle part ailleurs. Plus aucun endroit n’est sécurisé pour la femme, la jeune fille,même pas la maison qui est sensée être un sanctuaire pour chacun, la rue encore moins et le milieu du travail (surtout les administrations, entreprises, etc.) du tout pas alors. C’est très déplorable.

D’aucuns demandent pourquoi elle ne l’a pas fait plutôt, je veux juste vous répondre en disant qu’il n’y a pas de moment propice pour lever la voix, dénoncer, pousser son cri de coeur. On le le fait quand on se sent prêt à assumer les jugements et le regard des autres. Nous avons pendant longtemps dis aux uns et aux autres que le silence tue , faudrait pas qu’aujourd’hui le faite de parler soit aussi un crime. Beaucoup de femmes sont victimes de ces harcèlements, elles subissent, encaissent et en plus sont obligés de garder le silence pour diverses raisons. Mais allons nous continuer ainsi ?

C’est le moment…

Chacun doit prendre ses responsabilités; aux jeunes filles et femmes victimes de ces harcèlement nous demandons de donner de leurs voix, de dénoncer sans crainte aucune, de signaler les auteurs de ces actes barbares. Et aux gouvernants de prendre les mesures adéquates afin que ces personnes soient répondent de leurs actes et que justice soit faite. Ce n’est pas qu’une question de droits humains, mais c’est aussi une question de santé, d’éducation et un problème socioéconomique.

#NON_AU_HARCÈLEMENT_SEXUEL

#NON_AUX_HARCÈLEMENT_MORAL

#NON_AU_VIOL

#RESPECTONS_LES_FEMMES

#PROTEGEONS_LES_FEMMES