Le 10 octobre marque la journée mondiale de la santé mentale. Chaque année, des organisations attirent l’attention de la population attentive sur la santé mentale des adultes, des personnes âgées, des enfants et des jeunes, grâce à des stands d’information, des présentations et des campagnes. La journée offre aussi de l’information concernant les maladies mentales et se propose de manifester de la solidarité avec les patients et leurs proches.

Le thème retenu pour la campagne de cette année, «Faisons des soins de santé mentale pour tous une réalité». Cela s’explique par le fait que de nombreuses personnes dans la Région africaine et au-delà n’ont pas accès aux soins pour des problèmes de santé mentale.
Dans l’ensemble, il y a un sous-investissement tellement prononcé dans la santé mentale qu’il est incroyablement difficile de garantir l’accès aux soins.
Les troubles mentaux sont à l’origine d’un fardeau considérable pour les personnes concernées et leurs familles et créent des difficultés économiques et sociales significatives, qui affectent la société dans son ensemble. En effet, le plein impact des troubles mentaux s’étend bien au-delà de celui représenté par le calcul du coût de la maladie. Les coûts de traitement direct sont le fardeau économique le plus visible. Les coûts indirects sont substantiels et sont difficilement quantifiables tant ils touchent différentes sphères, notamment la capacité des malades et de leurs aidants à travailler et à contribuer à la l’économie nationale.
En 2004, l’OMS adopte une définition de la santé mentale qu’elle décrit comme «un état de bien-être dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté». Selon cette définition, le bien-être et le bon individuel et social constituent le fondement de la santé mentale.
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Urgence d’investissement dans la santé mentale
Plus de 18 mois se sont écoulés depuis le début de la pandémie de COVID-19. Dans certains pays, la vie revient à un semblant de normalité tandis que dans d’autres, les taux de transmission et d’hospitalisation restent élevés, perturbant la vie des familles et des communautés.
Dans tous les pays, la pandémie a eu un fort impact sur la santé mentale. Certaines catégories de la population, y compris les soignants et les autres intervenants en première ligne, les étudiants, les personnes seules et celles déjà atteintes de maladies mentales, ont été particulièrement touchées. En outre, une enquête menée par l’OMS à la mi-2020 a clairement montré que les services de prise en charge des troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives avaient été considérablement perturbés pendant la pandémie. Donc «Il est extrêmement préoccupant de constater que, malgré le besoin évident et croissant de services de santé mentale, qui est devenu encore plus alarmant pendant la pandémie de COVID-19, les bonnes intentions ne se concrétisent pas en investissements», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. «Nous devons tenir compte de ce signal d’alarme pour agir en conséquence, en accélérant considérablement le rythme des investissements dans la santé mentale, car il n’y a pas de santé sans santé mentale. »
A retenir
Il ne faut pas mélanger santé mentale et maladie mentale. Il y a différents types de maladies mentales et, d’un individu à un autre, les effets varient en fonction de différents facteurs.
En tant qu’ami, conjoint, frère ou sœur, parent ou collègue de travail, ton rôle n’est pas de te substituer aux spécialistes du domaine médical. Au contraire, si tu as observé que, depuis un certain temps, ton proche a des comportements ou une attitude qui t’inquiètent, tu devrais l’encourager à consulter.
La meilleure façon de l’aider, c’est d’essayer de comprendre ce qui lui arrive et de l’accompagner en respectant tes capacités. Et, pour cela, il importe que tu en apprennes plus sur le sujet.
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Pour le bien être de la famille
