Éducation des enfants : Famille, relais de l’école

L’éducation, depuis la naissance de l’enfant jusqu’à l’age adulte, est un mélange de facteurs et d’influences. Cependant, deux institutions jouent un rôle primordial et ont des responsabilités éducatives formelles devant la loi et la société : la famille et l’école.

Les parents sont les premiers et les plus importants éducateurs de l’enfant, non seulement parce que c’est un rôle qu’ils assument dès sa naissance mais surtout parce que la responsabilité de l’éducation des jeunes leur incombe. Ce sont eux qui doivent mettre en place les bases intellectuelles et émotionnelles de sa vie dans la société et développer les attitudes et les valeurs appropriées. Leur rôle est décisif car l’avenir des enfants est fortement conditionnée par leurs premières années de vie. Pour que l’école puisse jouer son rôle, ce sont encore les parents qui ont l’obligation légale d’y assurer la présence et la participation active de l’enfant. Ainsi, les parents doivent éduquer leurs enfants alors que l’Etat doit les former en bons professionnels et citoyens.

Mais force est de constater qu’il n’y a pas de formation particulière pour être parent.

Que faire ?

En tant que parent d’élève, vous jouez un rôle de premier plan dans la réussite de votre enfant. Un soutien quotidien de votre part, le gardera motivé et disposé à apprendre.
Les devoirs permettent de développer chez les enfants l’autonomie et la responsabilité, le souci de l’approfondissement, le sens de l’organisation et le goût du travail personnel.
Dites leur l’importance et la nécessité qu’il y a de ne pas les bâcler.

Quelles attitudes adoptées?

•Attacher de l’importance aux apprentissages de l’enfant;

•Lui laisser une marge de liberté quant à la réalisation de ses tâches;


•Respecter son rythme d’apprentissage;


•Eviter de lui imposer un stress de performance;


•Privilégier le processus d’apprentissage et non pas les résultats scolaires;


•Souligner ses forces et les efforts qu’il accomplit;


•Le guider dans la planification d’un travail ou la préparation d’un examen.

Le parent doit créer un climat propice pour que l’enfant puisse travailler dans le calme. L’enfant doit se responsabiliser par rapport à ses apprentissages. A partir du moment où il comprend l’intérêt pour lui de faire ses devoirs, il peut développer, petit à petit, son autonomie. Les parents doivent être informés de la pratique et des attentes de l’enseignant concernant les devoirs à la maison lors des réunions de parents et des entretiens individuels.

Ce qui compte le plus pour un enfant, c’est la relation d’amour et d’attachement qu’il vit avec ses parents.

Responsabilité professionnelle et suivi scolaire

Transporter son enfant à l’école, être présent à la sortie des classes, être disponible le mercredi? Autant de missions parentales liées à l’éducation des enfants difficiles à concilier avec les horaires de travail. Selon votre secteur d’activité, la taille de l’entreprise ou la nature de vos missions, vous avez plus ou moins de chances d’obtenir de votre entreprise un aménagement plus souple de vos horaires de travail en faveur de l’éducation des enfants. Lors de la négociation, présentez à votre employeur des arguments et des solutions de gestion du temps prouvant que votre efficacité personnelle serait au moins égale avec un emploi du temps plus flexible. Vous pouvez également opter pour le « temps partiel choisi » pour mieux gérer votre temps de travail. Tout en gardant à l’esprit que moins de travail moins de revenus.

Néanmoins, vous pouvez faire recours à un tierce-personne pour vous occuper de votre enfant durant votre travail. Tel que la garde d’enfant en crèche ou chez une assistante maternelle, un soutien scolaire à domicile par des professionnels.

Au Bénin le programme EducPsy met à votre disposition des professionnels (psychologues, assistant.e.s sociaux, éducateur.trice.s spécialisé.e.s) pour le suivi scolaire à domicile ou en institution de vos enfants.

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Pour le bien être de la famille

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La Covid19 est belle et bien là au dehors: Protégeons nous vivant

La pandémie mondiale du corona virus présente au Bénin depuis le 16 Mars 2020 continue de faire des victimes et se propage à grande enjamber. Si au début, la maladie évoluait timidement, aujourd’hui le Benin a viré au tableau rouge avec plus d’une vingtaine de décès déjà. Malgré cela la grande majorité de la population peine à respecter les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement et s’expose à cette maladie. Certains citoyens continuent de penser que la Covid19 n’existe pas, mais elle est belle et bien présente là au dehors. Il est important de se protéger et de protéger les enfants surtout en cette période de pluie où le paludisme sévit. Rappelons que ce dernier présente presque les mêmes signes et symptômes que la Covid19.

Pour rappel

La COVID-19 est la maladie infectieuse causée par le dernier coronavirus qui a été découvert Wuhan en Chine. Toute personne atteinte de cette maladie peut présenter plusieurs symptômes.
Les symptômes les plus fréquents de la ‎COVID-19 sont la fièvre, la toux sèche et la ‎fatigue. D’autres symptômes moins courants ‎peuvent également apparaître chez ‎certaines personnes, comme des ‎courbatures et des douleurs, une congestion ‎nasale, des maux de tête, une conjonctivite, ‎des maux de gorge, une diarrhée, une perte ‎du goût ou de l’odorat, une éruption ‎cutanée ou une décoloration des doigts de la ‎main ou du pied. Ces symptômes sont ‎généralement bénins et apparaissent de ‎manière progressive. Certaines personnes, ‎bien qu’infectées, ne présentent que des ‎symptômes très discrets.‎

Quelques statistiques

A la date du 3 Juillet 2020, on compte au total dans le monde 10 874 146 personnes infectées, 5 767 410 guéries et 521 355 décès. Le Bénin en dénombre au total 1 199 cas confirmés avec 333 guérisons et 21 décès.

À lire aussi : COVID19 : Comment minimiser les risques de contamination chez les personnes vulnérables?

Comment se protéger de la Covid19

Il faut limiter ses déplacements : Rester chez soi quand on a rien à faire au dehors est plus sûr.
Respecter les gestes barrières :

  1. Se laver fréquemment les mains

Se laver fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon tue le virus s’il est présent sur vos mains.

2. Éviter les contacts proches

Maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes, en particulier si elles toussent, éternuent ou ont de la fièvre.

3. Porter une bavette

Avec une bavette, vous couvrez votre nez et votre bouche. Lorsque vous éternuez, toussez ou parlez, des gouttelettes sont diffusées. Le masque les retient : vous évitez donc de contaminer une autre personne. Le port du masque est donc surtout utile pour protéger les autres.

4. Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche

Les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus. Si vous vous touchez les yeux, le nez ou la bouche, vous risquez d’être en contact avec le virus présent sur ces surfaces.

  1. Respecter les règles d’hygiène respiratoire

Se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement – jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée et se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.

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#respectons_les_gestes_barrières

Harcèlement sexuel et moral dans les médias: Angela Kpeidja lève la voix

Si le Code pénal définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Celui Moral est par ce même Code défini comme des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité d’autrui, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. En pratique, les éléments constitutifs d’un harcèlement moral peuvent prendre de nombreuses formes, telles que des dénigrements à répétition, des pratiques visant à isoler le salarié, des sanctions disproportionnées prises à son encontre par sa direction, etc. Il peut concerner un salarié, mais aussi un candidat à l’embauche, à un stage ou à une formation.
Le harcèlement moral est malheureusement une infraction fréquente en entreprise. La loi prévoit des règles spécifiques pour le prévenir et le sanctionner.Reste à savoir si ces lois s’appliquent réellement au auteurs de ces actes.

Briser la loi du silence

Depuis quelques jours la déclaration de Angela Kpeidja le 1er mai (journée de la fête du travail) fait le tour des réseaux sociaux et suscite des discussions de part et d’autres.

<<J’ai failli.. Non je l’ai fait mais je reviens encore plus forte..
Ça m’a rongé toute la journée puis j’ai décidé de mettre les pieds dans les plats. Tant pis…Une fête disent-ils de travail, alors même que le travail, dans mon milieu est totalement décousu. Le harcellement sexuel en milieu de travail, même à mon âge a encore droit de cité avec des humiliations de tout genre y compris la baisse de l’estime de soi. Et ça, du plus haut vers les petits chefs de bas étages que sont les rédacteurs en chef et sous chefs. Et dire qu’il y a des femmes parmi nous qui se laissent faire. Viol, harcèlement moral et sexuel…j’en ai marre. Dites moi comment on célèbre le 1er mai dans une maison où la religion de tous est devenue le silence dans la frustration?>>

Et Oui elle a brisée la loi du silence. L’omerta a assez duré. Elle a décidé de parler, un coup de pied dans la fourmilière. Harcèlement, violence, viol, intimidation… toutes ces choses inacceptables dans le milieu du travail et nulle part ailleurs. Plus aucun endroit n’est sécurisé pour la femme, la jeune fille,même pas la maison qui est sensée être un sanctuaire pour chacun, la rue encore moins et le milieu du travail (surtout les administrations, entreprises, etc.) du tout pas alors. C’est très déplorable.

D’aucuns demandent pourquoi elle ne l’a pas fait plutôt, je veux juste vous répondre en disant qu’il n’y a pas de moment propice pour lever la voix, dénoncer, pousser son cri de coeur. On le le fait quand on se sent prêt à assumer les jugements et le regard des autres. Nous avons pendant longtemps dis aux uns et aux autres que le silence tue , faudrait pas qu’aujourd’hui le faite de parler soit aussi un crime. Beaucoup de femmes sont victimes de ces harcèlements, elles subissent, encaissent et en plus sont obligés de garder le silence pour diverses raisons. Mais allons nous continuer ainsi ?

C’est le moment…

Chacun doit prendre ses responsabilités; aux jeunes filles et femmes victimes de ces harcèlement nous demandons de donner de leurs voix, de dénoncer sans crainte aucune, de signaler les auteurs de ces actes barbares. Et aux gouvernants de prendre les mesures adéquates afin que ces personnes soient répondent de leurs actes et que justice soit faite. Ce n’est pas qu’une question de droits humains, mais c’est aussi une question de santé, d’éducation et un problème socioéconomique.

#NON_AU_HARCÈLEMENT_SEXUEL

#NON_AUX_HARCÈLEMENT_MORAL

#NON_AU_VIOL

#RESPECTONS_LES_FEMMES

#PROTEGEONS_LES_FEMMES

Des mots sur les maux qui minent les femmes

Salut à tous, j’espère que cet article vous retrouve en pleine santé en cette période de pandémie mondiale ( COVID19). Surtout prenez soin de vous, respectez les règles d’hygiène et les gestes barrières.

Aucun pays ne peut se vanter d’avoir atteint l’égalité des sexes. De grands défis attendent les femmes au XXIe siècle.
En effet, les femmes représentent la moitié de la population mondiale, mais beaucoup sont victimes de discrimination dans les domaines du travail, des soins de santé et de l’éducation, ou subissent la violence physique et sexuelle.

Aussi elles sont sous-représentées dans la plupart des organes de décision et aux postes de pouvoir économique. Elles continuent de gagner systématiquement moins que les hommes à compétences égales et sont plus susceptibles d’occuper des emplois précaires et mal payés. Dans de nombreuses régions du monde, les filles ont plus de risques que les garçons de ne pas être scolarisées.

Le fléau de la violence à l’égard des femmes est également un problème crucial aux niveaux national et international. Aucun pays n’est épargné. D’après les chiffres publiés par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2016, une femme sur trois dans le monde a subi des violences de la part de son partenaire ou des violences sexuelles commises par quelqu’un d’autre que ce dernier.
Ainsi la discrimination et la violence à l’égard des femmes prennent racine dans les stéréotypes sexistes, les normes culturelles préjudiciables et la législation discriminatoire. L’inégalité en matière de statut social et juridique empêche les femmes et les filles de jouir de leurs droits dans tous les domaines de la vie, qu’il s’agisse de services maternels, de services de santé ou de l’éducation, de l’égalité des chances ou de la rémunération équitable.

C’est l’heure, il est temps

Nous sommes convaincus que le Parlement en sa qualité d’institution, ainsi que les hommes et les femmes parlementaires, doivent s’attaquer à ces questions en priorité.
Avec les textes de loi qui existent pour mettre fin aux violences faites aux femmes, nous demandons au gouvernement de prendre des décrets d’application pour le respect de la dignité et de l’intégrité de la femme dans la société. Car la femme est l’image d’une société et nous ne le dirons jamais assez.

L’ EDUCATION INCLUSIVE AU BÉNIN : Une réalité ?

Aujourd’hui 24 Janvier, est célébré la Journée Mondiale de l’Education qui est à sa deuxième édition. Cette journée a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2018 afin de mettre en lumière le rôle de l’éducation pour la paix et le développement.

En ce jour de commémoration et de réflexion sur l’Education, intéressons nous à l’Education inclusive qui désigne la mise en commun des forces, des qualités ou des compétences des personnes d’une communauté afin d’assurer à l’enfant ayant des besoins particuliers le développement de son plein potentiel et lui permettre les apprentissages nécessaires à son autonomie et à son autodétermination. Pour l’enfant ayant des difficultés l’Education inclusive privilégie l’accès aux activités de la vie quotidienne : activités de loisirs, milieu de garde et école.

Pourquoi l’éducation inclusive ?


Parce qu’elle vise le plein développement et de l’autodétermination des enfants et principalement de ceux ayant des besoins particuliers. Cette vision de l’Education encourage l’ensemble de la communauté à privilégier l’intégration de tous les enfants dans les différentes sphères d’activités.

Pour qui l’ éducation inclusive ?

Elle cible tous les enfants de la communauté en tenant compte des différences de chacun d’eux.

Comment l’éducation inclusive ?

En privilégiant et en favorisant l’accessibilité aux activités du milieu naturel pour tous les enfants avec ou sans handicap ;
En offrant un soutien éducatif aux membres de la communauté : l’enfant ayant des besoins particuliers, les enfants qui l’entourent, ses parents et les professionnels des services éducatifs ;
En faisant la promotion de communautés inclusives et suscitant leur création.

Où en sommes nous au Bénin ?

L’Education inclusive demeure un grand défit à relever pour un système éducatif plus efficace au Bénin. Au-delà de tous les efforts fournis par les différents acteurs du système éducatif, celui-ci continue malheureusement de produire des milliers d’exclus dû à plusieurs facteurs.
En effet, selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH4) réalisé en 2013, on dénombre 10.008.749 dont près de la moitié 4.338.795 est âgée de 3 à 17 ans. Parmi ces derniers, 1.903.069 enfants sont exclus de l’école. En termes clairs, 4 enfants sur 10sont en dehors de l’école. Or, l’école se doit d’être inclusive afin de garantir une efficacité du système éducatif. Face à ce tableau peu reluisant il est impératif que les acteurs du système éducatif agissent afin de renverser cette tendance.

L’appel est donc lancé à tous les acteurs du système éducatifs à divers niveaux de notre cher pays le Bénin, afin qu’ils agissent pour l’accomplissement d’une Education inclusive pour tous. Ceci doit commencer par l’aménagement et la construction d’infrastructures scolaires adaptés pour tous les types d’enfants surtout ceux à besoins spécifiques (enfants en situation de Handicap), la formation des enseignants pour une meilleure prise en charge des enfants et l’amélioration et l’adaptation des contenus des programmes d’enseignement.

C’est également le moment pour remercier toutes les organisations de la société civile (Plan International Benin, La CBO-EPT, ReSPESD Bénin, etc.) qui luttent pour faire de  l’éducation inclusive de base de qualité Pour Tous une priorité au Bénin

Je finirai par cette interrogation : Et si l’État mettait en place un service social scolaire dans toutes les écoles pour renforcer l’inclusion des enfants au Bénin ?